Zukra : cornemuse d'Afrique du Nord répandue surtout en Tunisie et en Algérie. L'air contenu dans le sac en peau de chèvre fait vibrer l'anche battante simple de chaque tuyau mélodique (embouchure en métal). Comme sur beaucoup de cornemuses, chacun des deux tuyaux mélodiques se termine par un petit pavillon qui favorise la sortie du son.
Zukra
Sa tessiture est d'une octave. On en joue en utilisant la technique d'insufflation sans pause respiratoire qui consiste à inspirer par le nez tout en expulsant simultanément l'air par la bouche. L'embouchure de la zukra ne comporte pas de clapet anti-retour, il faut donc la boucher avec la langue, tout en respirant, pour éviter que le sac ne se vide.
Zummara : cet instrument irakien et égyptien est une clarinette double. Ses deux tuyaux en roseau accolés ont chacun une anche simple. Ce type d'instrument est largement répandu, sous des noms différents, dans les traditions musicales islamiques. Un dispositif analogue peut être associé à un sac de cornemuse ou à une gourde comme le pungi indien. L'instrument se compose de deux anches, d'un tuyau de jeu pour jouer la mélodie munie de trous de jeu où un doigt couvre en même temps deux trous, un sur chaque tuyau. Son origine remonte aux environs de 4 000 ans avant J. -C.
Zummara
Zurna : c'est une sorte de hautbois utilisé dans l'ensemble du Moyen-Orient. Il a un son puissant et nasillard qui le prédispose au jeu de plein air, pour les festivités et les mariages. Il est souvent accompagné d'un grand tambour, le "davul". Il est constitué d'une anche double, d'un bocal où on fixe l'anche, d'une pirouette et d'un corps (tuyau en bois d'abricotier ou de pêcher percé de trous) s'évasant en pavillon. Sa tessiture couvre environ 2 octaves.
Zurna