La bande son de Absolute beguiners est constituée de la réunion du chanteur pop David Bowie et de l'arrangeur de jazz Gil Evans. On retrouve dans les arrangements pour big band de Gil Evans la couleur sonore propre à cet artiste, de la même verve que ceux consacrés à l'album sur Jimmy Hendrix. Une bande sonore agréable à écouter, où se côtoient le jazz, le rock et la pop-music, mais en décalage avec le sujet abordé par le film de Julien Temple (la musique de l'Angleterre à la fin des années 50).
La chanson est une reprise d'une ancienne composition de Phil Collins : How can you sit there qu'il n'avait jamais utilisé auparavant. La chanson fut citée aux oscars en 1985 et valut à Phil Collins une de ses meilleures ventes de disques.
Fats Domino, pionnier du piano rock des années 50 signe avec Blueberry Hill son deuxième plus grand succès. Reprise sous le titre "Isn't that a shame !" par le chanteur blanc Pat Boone, quelques mois après sa création, elle devint deuxième au box-office de l'époque.
Chanson célèbre de Charles Trenet dans les années 50, il l'interprète lui-même dans Bouquet de joie, avant qu'elle devienne le thème principal de Love in the afternoon avec Gary Cooper et Audrey Hepburn (Billy Wilder -1957) pour réapparaître de nouveau en France dans le film Aimez-vous Brahms (Anatole Litvak - 1961) au côté d'Ingrid Bergman et de Yves Montand.
Chanson emblème du mouvement Hippie annonçant une ère nouvelle dans une débauche de chillums et d'oripeaux fleuris, cette chanson est la plus célèbre de la comédie musicale Hair créée à New York en 1967. L'adaptation française fut confiée à Jacques Lanzmann (les chanteurs Julien Clerc et ensuite Gérard Lenorman en furent les vedettes). Le réalisateur Milos Forman réalisera 10 ans plus tard une version cinématographique avec des chorégraphies remises au goût du jour par Twyla Tharp. Let the sunshine in est l'autre chanson importante de cette comédie musicale.
Comment ne pas être séduit par Ingrid Bergman écoutant cette chanson dans Casablanca interprété au piano par Dooley Wilson (Sam). Elle sert à introduire en flash-back l'épisode amoureux d'Ingrid Bergman et Humphrey Bogard à Paris et sert de fil conducteur tout au long du film. On retrouve cette chanson sous des airs bien différents pour le film Play it again Sam (Tombe les filles et tais-toi - Herbert Ross - 1962). On peut entendre cette chanson également dans le film When Harry met Sally (Quand Harry rencontre Sally - Rob Reiner - 1989) et dans une version jazz pour le film Autour de minuit par Herbie Hancock (Bertrand Tavernier - 1986).
Cette chanson illustre un passage où un jeune éléphant sort d'une marre. Le rythme épouse un boogie-woogie lent voulant illustrer la démarche rapide de l'animal. Encore une autre composition importante dans la carrière de Henry Mancini (auteur de la panthère rose).
Pour le film Alamo, John Wayne (metteur en scène) désira une musique nostalgique et amère, pour illustrer le siège du fort Alamo. Cette musique plaintive chantée par des chœurs lors de la séquence finale sera reprise à la trompette pour devenir un thème musical décisif dans un autre western Rio Bravo avec de nouveau John Wayne mais ici en tant qu'acteur. Dans le film Alamo un autre thème obsédant est présent: Daguello que les Mexicains jouent pendant toute la durée du siège pour anéantir le moral des soldats américains.
On retrouve La bamba dans de nombreux films d'origine mexicaine, mais pas seulement. Cette mélodie traditionnelle vieille de plus de deux siècles a été utilisée dans des comédies musicales : Fiesta - Richard Thorpe - 1947 et Go, Johnny Go - Paul Landres - 1958 et plus récemment pour le film La bamba (Luis Valdez - 1987). Dans cette version, elle atteindra la place de numéro 1 dans les charts américains (chose assez rare pour une chanson de langue espagnole). En France, c'est Dario Moreno qui en 1961 la fait connaître au public hexagonal dans une adaptation de Jacques Plante. Cette chanson apparaîtra bien plus tard pour un film de James Bond License to kill (Permis de tuer - John Glen - 1989).
Au départ ce blues est interprété par Louis Amstrong dans un film sur la musique de New Orleans (Arthur Lubin - 1947) en compagnie de la chanteuse Billy Holiday. Il reprendra ce thème quelques années plus tard dans The strip (Leslie Kardos - 1951) et dans l'adaptation romancée de la vie du tromboniste Glenn Miller avec James Stewart, The Glenn Miller story - Anthony Mann - 1954.
La chanson Blue Moon a été utilisée pour de nombreux films. Citons notamment, la version façon Harpo Marx, à la harpe: At the circus - Edward Buzell - 1939 ; par le crooner Mel Thormé en 1948 et par Susan Hayward en 1952. Cette chanson retrouvera une certaine popularité à la sortie du film New York, New York (Martin Scorsese - 1977) avec Mary Kay Place et Robert de Niro. En France l'intérêt pour cette chanson ne se dément pas puisqu'elle est reprise dans un film d'Alexandre Arcady Dernier été à Tanger (1987) où elle est interprétée par Anna Karina. Sans oublier la version d'Elvis Presley qui constitue l'un des leitmotive de Mystery train (1989).
Il est impossible d'évoquer cette chanson sans penser immédiatement à Marilyn Monroe. Tiré du film Gentlemen prefer blondes (les hommes préfèrent les blondes - Howard Hawks - 1953), cette chanson est chantée de façon délicieuse et susurrée à l'oreille de Tommy Nooman avant d'être reprise en fin de morceau, en cœur, par des boys éperdument amoureux. Les 2 autres chansons excellentes qui accompagnent le film sont A little girl from little rock et Diamonds are a girl's best friend, elles ont été créées à l'origine pour un show de Broadway en 1949, avec Carol Channing, dans le rôle de Lorelei Lee (la blonde).
Les Rita Mitsouko après le triomphe de Marcia Baila jouent dans un film de Jean-Luc Godard Soigne ta droite (1987) où ils interprètent la chanson C'est comme ça. Cette même chanson sera reprise par Christine Pignet dans le film La vie est un long fleuve tranquille (Etienne Chatillez - 1988).
Cette chanson fut interprétée en France par Yves Montand pour le film Yves Montand chante (Michel Sloutsley - 1959). Aux Etats-Unis, le jazzmen Louis Amstrong s'empare de la chanson pour en faire un titre phare dans sa carrière et Eartha Kitt, la chante pour le film New faces (Harry Horner - 1954). Quelques années plus tard, elle fera partie de la bande son du film Love in the afternoon (Billy Wilder - 1957).
The end est une longue chanson au contenu œdipien qui fit scandale en son temps quand Jim Morrison la chantait dans les clubs où le groupe se produisait. Le premier metteur en scène à l'utiliser sera Martin Scorcese pour le film Who's that knocking at my door (1968) où elle accompagne les ébats amoureux du couple Harvey Keitel et Anne Colette. Quelques années plus tard, la chanson apparaîtra au générique du film Apocalypse Now (Francis Coppola - 1979).